amour argent art belle bonne cadeau cadre chez coeur collection dieu divers
RechercherDerniers commentairesmerci à vous. olivier barde-cabuçon
Par Anonyme, le 10.04.2023
sacrée bonne femme. la version "bad ***" de marilyn, excessive. qu'est ce qu'elle m'a plu... http://chez-ra ou
Par chez-raoul, le 13.04.2020
ça donne envie de le lire
Par Anonyme, le 09.08.2018
merci pour vos commentaires élogieux !
si je puis me permettre, vous devriez insérer des sauts de paragraphe
Par Anonyme, le 11.06.2017
many thanks for the review of my book. merci beaucoup. http://www.mil larcrime.com.c enterblog.net
Par sam millar, le 22.04.2016
· HOLLYWOOD S’EN VA EN GUERRE : UNE PRIVÉE CONTRE LES NAZIS
· Jayne Mansfield 1967 : une éternelle gloire posthume
· Un Traitre de Dominique Jamet : une malsaine Occupation...
· RAGING BULL : UN UPPERCUTT AU COEUR SIGNE JAKE LA MOTTA
· « Occupe-toi d'Arletty ! » : un Gai Paris vert de gris
· LA TRILOGIE COSTE : LES TRES BONS ENGRENAGES D’OLIVIER NOREK
· PEREIRA ATTEND d'Antonio Tabucchi
· "LE CHINOIS" D'HENNING MANKELL : CRIMES POUR MEMOIRE
· UN PERE IDEAL : le gêne du tueur est il héréditaire ?
· L’ETE DE KATYA : QUAND TREVANIAN GOTHISAIT LE PAYS BASQUE
· UNE DOUCE LUEUR DE MALVEILLANCE : PLONGEE EN PSYCHE FATALE
· LA PENDUE DE LONDRES : CECI EST BIEN PLUS QU'UN FAIT DIVERS
· SYLVIA PLATH, CHRONIQUE D'UN SUICIDE ANNONCE
· LES NEUF CERCLES : ELLORY SUR LES TRACES DE JAMES LEE BURKE
· AMERICAN DESPERADO : SANGLANTE CONFESSION POUR CRIMINEL NE
Date de création : 30.03.2011
Dernière mise à jour :
01.01.2026
519 articles
Tout le monde ou presque connait le Psychose d'Alfred Hitchcock et sa fameuse scène de la douche, tiré du roman éponyme de Robert Bloch, lui-même largement inspiré par un authentique fait divers. A savoir les sinistres exploits d'Ed Gein, tueur en série qui défraya la chronique en tant que nécrophile, assassin et taxidermiste de ses victimes avec la peau desquelles il se confectionnait une personnalité macabre au plus haut point. Mais ce n'est pas cette histoire là que nous conte Robert Graysmith, spécialiste du genre et déjà auteur du fameux Zodiac dont David Fincher tira son film consacré au tueur du Zodiac qui fit régner la terreur en Californie dans les années 60/70.
Graysmith nous entraine sur le plateau de tournage de Psychose, disséquant plan par plan la scène de la douche dans laquelle périt Janet Leigh à l'écran pour l'éternité, moins pour se focaliser sur elle que sur ses doublures. Et parmi celles-ci, une certaine Marli Renfro dont l'ouvrage produit quelques photographies explicites quant à la plastique avantageuse parfaite. Une mannequin naviguant en toute ingénuité entre les communautés naturistes californiennes et le manoir Playboy de Hugh Heffner, posant souvent nue comme modèle, tout en fréquentant des casinos de seconde zone en qualité de danseuse amateur, figurante suggestive contribuant à son corps consentant à l'essor des nudies pour le plus grand bonheur des amateurs comme de réalisateurs en herbe tels que Russ Meyer et Francis Ford Coppola (ce que l'on sait moins).
Marli Renfro dont Graysmith s'éprit en quelque sorte à distance, fantasme masculin ô combien compréhensible pour un jeune homme de l'époque (nous sommes au tout début des années 60), aux mensurations sublimes comme au charme indéniable. Et qui selon toute vraisemblance disparut de l'univers du spectacle sans laisser de traces avant de périr (ironiquement pourrait on dire) sous les coups d'un tueur en série, un vrai celui là. Du moins officiellement...
Auteur enquêteur farouchement déterminé à remonter le fil du temps pour percer le mystère du destin tragique de Marli Renfro, Graysmith nous tricote un récit à plusieurs voix, retraçant à la fois le tournage de Psychose proprement dit et la biographie mosaïque de ce modèle d'exception. Mais également l'itinéraire homicide d'un personnage étrange, sorte de copier-coller bien réel de Norman Bates, opérant à Los Angeles et non loin des studios hollywoodiens, comme si à la manière de La Rose pourpre du Caire de Woody Allen l'ombre du serial killer s'était étendue hors de l'écran pour venir planer sur la ville et traquer des proies bien vivantes.
Entremêlant à la fois ce fait divers dont la presse se fit alors l'écho, des anecdotes de tournage et les propres souvenirs de Marli Renfro reconstitués peu ou prou grâce aux témoignages de ceux qui la cotoyèrent, Graysmith dresse un tableau mi-nostalgique mi-terrifiant de cette Amérique où la beauté de la Belle semble toujours à la merci d'une véritable Bête en embuscade. On se gardera de vous révéler le fin mot de cette palpitante course à la vérité qui fait souvent écho aux évocations d'un L.A fantasmé par James Ellroy. Mais le moins qu'on puisse dire c'est qu'on ne regardera plus jamais Psychose de la même manière après avoir refermé cet hommage à la beauté intelligente d'une femme de tête comme au savoir faire de Sir Alfred, en sachant désormais tout ou presque de cette Fille derrière le rideau de douche, récemment traduit et édité par Denoël !