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RechercherDerniers commentairesmerci à vous. olivier barde-cabuçon
Par Anonyme, le 10.04.2023
sacrée bonne femme. la version "bad ***" de marilyn, excessive. qu'est ce qu'elle m'a plu... http://chez-ra ou
Par chez-raoul, le 13.04.2020
ça donne envie de le lire
Par Anonyme, le 09.08.2018
merci pour vos commentaires élogieux !
si je puis me permettre, vous devriez insérer des sauts de paragraphe
Par Anonyme, le 11.06.2017
many thanks for the review of my book. merci beaucoup. http://www.mil larcrime.com.c enterblog.net
Par sam millar, le 22.04.2016
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Date de création : 30.03.2011
Dernière mise à jour :
01.01.2026
519 articles
Rééditée à la Série Noire dans une traduction originale de Jacques Papy révisée par Cécile Hermellin, avec une préface inédite de Natacha Levet, ce petit bijou ciselé noir de chez noir par Georgiana Ann Randolph Craig (1908-1957)) alias Craig Rice (puisqu’aussi bien dans les années 40 il était de bon ton d’adopter un patronyme masculin pour se hisser en tête des ventes de polars au même niveau qu’un Raymond Chandler ou un Rex Stout) mérite véritablement le détour.
D’emblée, on se croirait plongé avec Et pourtant elle tourne ! dans un pulp adapté à l’écran par Robert Siodmak, voire par l’Orson Welles de La Dame de Shangaï ou de La Soif du mal, avec son ambiance de fête foraine permanente le long d’une Jetée autour de laquelle tout gravite et ses personnages miteux et pathétiques au destin poisseux à souhait, englués dans ce fatum qui leur colle à la peau d’un bout à l’autre de l’intrigue.
Avec son unité de lieu, et presque de temps puisque l’action se trouve circonscrite à une poignée de jours d’une traque haletante, le récit décrit par le menu les affres d’un escogriffe baptisé Tony poursuivi par la police pour le meurtre d’un gangster qu’il n’a peut-être pas commis dans la cabine d’une grande roue et de la jeune femme témoin hypothétique de ce crime.
Une jeune femme traquée par ce dernier comme par deux flics antagonistes, le premier un peu revenu de tout et qui aimerait bien finir par convoler un jour et l’autre revanchard qui rêve de promotion voire du magot du défunt puisque le MacGuffin de l’action prend ici la forme de 50 000 bons dollars suscitant également la convoitise de deux gouapes venues de la Côte Est.
Sur ce bout de planches californiennes s’avançant sur le Pacifique vont se jouer non pas à coups de dés mais de poings et de couteaux les destins conjugués de tout ce petit monde, de ce microcosme irrigué soudain par le désir amoureux et la soif de ce l’or en grosses coupures. Inaccessibles étoiles pour la plupart des protagonistes de ce fait divers à rebondissements multiples.
Avec une virtuosité narrative sachant entremêler portrait de mâles à la ramasse comme d’une enjôleuse au moins aussi inoubliable que la Barbara Stanwyck d’Assurance sur la mort ou la Lana Turner du Facteur sonne toujours deux fois, la romancière nous tient en haleine de bout en bout en dressant au passage le tableau touchant de la faune des forains hantant au quotidien cette Jetée de tous les dangers.
Avec une mention particulière pour le muet croqueur de portraits au crayon que les amateurs de films noirs imagineront sans doute volontiers sous les traits si caractéristiques de l’excellent Elisha Cook Jr., éternel looser à l’écran s’il en fut.
Pour sûr que la roue tourne avec Craig Rice ! Pile comme le barillet d’un six coups chargé d’une fatidique balle de plomb dans une partie de roulette russe.